Coup de frein sur le périphérique parisien.
La vitesse maximale sur cet axe de 35 kilomètres, qui fait le tour de la capitale, va être limitée à 50 km/h à partir du 1er octobre. La date a été annoncée lundi 9 septembre par la maire de Paris. En 2023, elle avait promis que la décision serait effective après les Jeux au nom de la « santé publique » pour les 500 000 riverains du périphérique. Mais la mesure ne fait pas l’unanimité, le gouvernement avait fait savoir, à l’époque, qu’il ne validerait pas la décision.
La maire de Paris peut-elle se passer du feu vert de l’État ? La réponse est oui pour l’adjoint David Belliard, en chargé des mobilités. « La décision appartient à Paris et à la maire de Paris. C’est elle qui, par un arrêté municipal, peut décider de réduire la vitesse », précise-t-il lundi. Le droit est du côté de la maire de Paris
En théorie, la maire de Paris fait donc ce qu’elle veut concernant la vitesse du périphérique, mais il y a une subtilité : c’est l’État qui gère les radars automatiques. L’État pourrait donc tout à fait décider de maintenir les radars à 70 km/h. « Au risque de se retrouver dans une situation ubuesque où la signalisation ne correspondrait pas aux mesures de contrôle », Reste maintenant à connaître la position du préfet de police de Paris qui aura un vrai droit de veto, en revanche, sur un autre souhait d’Anne Hidalgo : la transformation de la voie réservée aux véhicules des Jeux olympiques en une voie dédiée uniquement au covoiturage.
